Dyslexie ou dysphasie : comment les distinguer ?
TROUBLES DU LANGAGE
Deux troubles confondus, deux logiques très différentes. La dyslexie touche la lecture, la dysphasie touche le langage oral. Le tableau comparatif, les âges d'apparition, et qui consulter.
Dyslexie et dysphasie : deux mots qui se ressemblent, et pour cause. Ils partagent le même préfixe grec dys-, qui exprime un dysfonctionnement ou une difficulté. Mais ils ne désignent pas la même chose : la dyslexie touche la lecture, la dysphasie touche le langage oral. Pas le même âge d'apparition, pas le même parcours de soin.
La différence tient en une ligne : la dyslexie est un trouble de la lecture, qui se révèle au CP. La dysphasie est un trouble du langage oral, qui se voit dès la petite enfance. Le reste de cette page détaille cette ligne, avec un tableau comparatif, deux définitions médicales, et la marche à suivre selon ce que vous observez chez votre enfant.
COMPARAISON DIRECTE
Dyslexie vs dysphasie : 9 points pour les distinguer
Un seul tableau pour replacer chaque trouble à sa place. À lire ligne par ligne avant d'aller plus loin.
| Critère | Dyslexie | Dysphasie |
|---|---|---|
| Définition | Trouble spécifique et durable de l'apprentissage de la lecture et de la transcription écrite. | Trouble structurel et durable du langage oral, production, compréhension, ou les deux. |
| Ce qui est touché | Le décodage des sons écrits : confusion fréquente de lettres dont la forme se ressemble (b/d, p/q), surtout au début de l'apprentissage ,, inversion de syllabes, lecture très lente, orthographe instable. | La fabrication même des phrases : vocabulaire pauvre, syntaxe télégraphique (« moi pas vouloir »), mots déformés, parfois compréhension altérée. |
| Âge d'apparition | Visible au CP, vers 6-7 ans, à l'entrée dans la lecture. Diagnostic posé après 18 mois d'apprentissage, en général en CE1. | Visible dès 18-30 mois, parfois plus tôt. Diagnostic posé en général entre 4 et 6 ans après bilans répétés. |
| Qui pose le diagnostic | Bilan orthophonique (lecture, orthographe, conscience phonologique), souvent complété par un psychologue (QI) et un ORL (audition). | Équipe pluridisciplinaire : orthophoniste, ORL, neuropédiatre, parfois psychologue. Centre de référence des troubles du langage et des apprentissages dans les cas complexes. |
| Évolution sans prise en charge | Compensation possible mais coûteuse en énergie. Risque scolaire, fatigue, perte de confiance. Persiste à l'âge adulte sous une forme plus discrète. | Persiste à l'âge adulte. Sans rééducation, le langage oral reste structurellement limité ; cela retentit sur la lecture, l'écriture et les apprentissages. |
| Prise en charge | Orthophonie ciblée sur la lecture, adaptations scolaires (tiers-temps, lecture à voix haute des consignes), parfois PAP ou PPS. | Orthophonie intensive et précoce, parfois plusieurs séances par semaine. Adaptations scolaires souvent nécessaires (AESH, ULIS, PPS via la MDPH). |
| Hérédité | Composante génétique forte : un enfant dont un parent est dyslexique a entre 30 et 50 % de risque de l'être également selon les études. | Composante génétique également présente, plus discrète. On retrouve souvent dans la famille des troubles du langage non diagnostiqués. |
| Co-occurrence avec d'autres troubles | Fréquente avec dysorthographie, dyscalculie, TDAH. Un enfant rarement « seulement » dyslexique. | Très fréquente avec dyspraxie verbale, troubles de l'attention, dyslexie secondaire au CP. La dysphasie « ouvre » souvent d'autres difficultés. |
| Reconnaissance administrative | PAP en général ; PPS et notification MDPH dans les formes sévères. | PPS et reconnaissance MDPH la plupart du temps, vu la sévérité et la durée. |
Sources : recommandations de la HAS (Haute Autorité de Santé) sur les troubles spécifiques du langage et des apprentissages ; expertise collective Inserm sur la dyslexie et les TSLA ; FFDys.
PREMIÈRE DÉFINITION
La dyslexie : un trouble de la lecture, pas de l'intelligence
La dyslexie est un trouble spécifique et durable de l'apprentissage de la lecture, d'origine neurodéveloppementale. Le cerveau de l'enfant dyslexique a une intelligence normale, voire au-dessus de la moyenne, mais le réseau qui relie un son entendu à un signe écrit ne se câble pas comme chez les autres enfants.
Concrètement : votre enfant inverse des syllabes (« lavabo » devient « valabo »), confond des lettres miroirs (b/d, p/q), lit lentement, perd sa ligne, fatigue après dix minutes de lecture. L'orthographe reste instable même après deux ans d'école. Ce n'est pas un manque d'effort, c'est un câblage cérébral différent, situé dans les circuits temporo-pariétaux gauches, là où le cerveau associe les sons aux lettres.
Le diagnostic se pose après au moins 18 mois d'apprentissage de la lecture, donc en général en CE1. Avant le CP, on ne parle pas de dyslexie : on parle de signes prédictifs (difficulté à découper les mots en syllabes, à reconnaître les rimes, à mémoriser le nom des lettres).
© Emma Blanc Tailleur
SECONDE DÉFINITION
La dysphasie : un trouble structurel du langage oral
La dysphasie est un trouble structurel et durable du langage oral, présent dès la petite enfance. Le terme officiel aujourd'hui dans la classification française est « trouble développemental du langage » (TDL), mais le mot « dysphasie » reste celui que vous entendrez dans la plupart des cabinets.
Ici, la difficulté n'est pas de lire, c'est de fabriquer le langage oral lui-même. L'enfant dysphasique a un vocabulaire pauvre pour son âge, construit ses phrases en style télégraphique (« moi pas vouloir manger »), déforme les mots (« paitalon » pour pantalon), ou parfois ne comprend pas une consigne en plusieurs étapes même quand on l'articule lentement. La forme expressive est la plus visible ; la forme réceptive, plus rare, est aussi plus sévère.
Sur le plan cérébral, on observe une atypie de développement des aires temporales et frontales gauches, l'aire de Broca (production), l'aire de Wernicke (compréhension), et leurs faisceaux de connexion. Ce n'est ni un retard simple, ni un déficit d'intelligence, ni un défaut éducatif. Sans prise en charge, la dysphasie persiste à l'âge adulte.
LIENS ENTRE LES DEUX
Pourquoi un enfant dysphasique devient souvent dyslexique au CP
Voici une donnée que beaucoup de parents ignorent : environ un enfant dysphasique sur deux développe une dyslexie au CP. Ce n'est pas un hasard. La lecture repose sur le langage oral. Pour qu'un enfant apprenne à lire « chat », il faut d'abord qu'il sache entendre que le mot « chat » est composé de deux sons distincts (/ʃ/ et /a/), c'est ce qu'on appelle la conscience phonémique. Si le langage oral est lui-même fragile, la lecture se construit sur du sable.
D'où une règle clinique simple : plus la dysphasie est repérée tôt, mieux la prise en charge orthophonique précoce peut atténuer la dyslexie qui risque d'apparaître ensuite. Inversement, certains enfants étiquetés « dyslexiques » au CP révèlent en réalité une dysphasie passée inaperçue dans la petite enfance, parce qu'ils étaient « calmes » ou « réservés », parce qu'on a mis sur le compte du caractère ce qui était un trouble structurel.
Les troubles « dys » forment d'ailleurs une famille élargie qui s'imbrique souvent : dyslexie (lecture), dysphasie (langage oral), dysorthographie (orthographe), dyscalculie (calcul), dyspraxie (gestes coordonnés, dont la dyspraxie verbale qui touche la programmation motrice de la parole), dysgraphie (écriture). Un enfant rarement n'a qu'un seul trouble dys. C'est pour cela qu'un bilan complet vaut mieux que des bilans successifs.
PARCOURS DE SOIN
Comment distinguer concrètement chez votre enfant
Trois questions à se poser, et trois professionnels à consulter dans l'ordre.
Avant 5 ans : on regarde le langage oral
Si à 3 ans votre enfant ne fait pas de phrases de 3 mots, si à 4 ans on ne le comprend pas en dehors du cercle familial, si à 5 ans la syntaxe reste télégraphique : premier rendez-vous chez l'orthophoniste. Pas plus tard. Pas « on attend qu'il parle, ça viendra ». Avant ça, un test auditif chez un ORL pour écarter une surdité légère bilatérale, fréquente et sous-diagnostiquée.
Au CP-CE1 : on regarde la lecture
Lecture très lente et hachée, confusion b/d, orthographe encore très instable après 18 mois d'apprentissage : bilan orthophonique avec une grille spécifique « lecture ». Le bilan évalue conscience phonologique, vitesse de lecture, compréhension de texte, orthographe lexicale et grammaticale. Un psychologue scolaire peut compléter avec un bilan d'efficience pour cadrer le diagnostic.
Si le tableau est complexe
Plusieurs « dys » suspectés en même temps, antécédents neurologiques, dysphasie sévère : orientation vers un centre de référence des troubles du langage et des apprentissages, ou consultation neuropédiatrique. Le neuropédiatre ne « soigne » pas la dysphasie, mais il vérifie qu'aucun trouble neurologique n'est passé à côté et coordonne l'équipe.
L'ANGLE CALYP
Le chant, un complément qui muscle ce que ces deux troubles fragilisent.
Le chant est un formidable déclencheur de progrès, autant pour l'activité cérébrale que pour l'activité corporelle et émotionnelle.
CE QUE FAIT LE CHANT, CONCRÈTEMENT
Pour la dyslexie, pour la dysphasie
Pour la dyslexie : muscler la conscience phonémique
Lire, c'est associer un son à un signe. Or, dans une vocalise comme « gué-gué-gué », l'enfant entend le son /g/ détaché, propre, plusieurs fois de suite. Il sent dans sa bouche le mouvement de la base de la langue qui propulse le son vers le haut. Le geste articulatoire devient conscient, et la conscience phonémique est précisément l'une des fonctions déficitaires chez le lecteur dyslexique.
Les vocalises sur les sifflantes (F, S, CH), sur les nasales (M, N), sur les consonnes propulsives (G, K, R) entraînent l'oreille de l'enfant à distinguer des sons proches que l'écrit représente avec des lettres elles aussi proches.
Pour la dysphasie : structurer le langage oral
L'enfant dysphasique a souvent un débit haché et un vocabulaire pauvre. Le chant impose un cadre rythmique extérieur, la pulsation de la chanson tient la phrase à sa place. Sur une comptine de 8 mesures, l'enfant apprend une syntaxe complète sans s'en apercevoir, parce que la mélodie et le rythme servent de béquilles à la grammaire.
La répétition des refrains construit une mémoire auditive du français correct. Et le tandem langue-larynx, mis au travail par les exercices d'articulation, contribue à entraîner la programmation motrice de la parole, utile chez les enfants qui présentent une dyspraxie verbale associée.
La méthode CALYP a été construite en concertation avec un comité scientifique pluridisciplinaire, chirurgiens ORL, phoniatres, orthophonistes, kinésithérapeutes, psychiatres. Aucune séance n'est lancée sans cadrage clinique, et le travail se fait toujours en complément des suivis médicaux et orthophoniques en cours.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Dyslexie ou dysphasie : ce que les parents nous demandent
Mon enfant peut-il être à la fois dyslexique et dysphasique ? +
Oui, et c'est même fréquent. Environ un enfant dysphasique sur deux développe une dyslexie au moment de l'apprentissage de la lecture. Dans ce cas, la prise en charge doit cibler les deux niveaux : le langage oral d'abord, parce que c'est lui qui sert de fondation, puis la lecture en parallèle. Un seul orthophoniste peut suivre les deux axes si le bilan a été correctement croisé.
À quel âge peut-on poser un diagnostic de dyslexie ? +
Pas avant le milieu du CE1, donc autour de 7-8 ans. Le diagnostic exige au moins 18 mois d'apprentissage formel de la lecture pour distinguer un vrai trouble durable d'un simple démarrage lent. Avant, on parle de signes prédictifs (difficulté avec les rimes, les syllabes, le nom des lettres) et on peut commencer une prise en charge préventive sans poser le mot « dyslexie ».
À quel âge peut-on poser un diagnostic de dysphasie ? +
Le diagnostic ferme se pose en général entre 4 et 6 ans, après plusieurs bilans répétés qui montrent que le retard de langage ne se résorbe pas malgré la stimulation. Mais les premiers signes d'alerte sont visibles bien avant : un enfant de 2 ans qui ne dit pas une dizaine de mots, un enfant de 3 ans qui ne fait pas de phrases de 3 mots, c'est déjà un motif de bilan orthophonique. La règle : ne pas attendre.
La dysphasie, est-ce que ça se guérit ? +
Non, au sens médical du terme. La dysphasie est un trouble structurel qui persiste à l'âge adulte. Mais avec une prise en charge orthophonique précoce, intensive et bien menée, l'enfant compense énormément : il développe un langage oral fonctionnel, suit une scolarité adaptée, devient adulte autonome. Beaucoup d'adultes anciennement dysphasiques mènent des carrières très accomplies, parfois sans que leur entourage actuel se doute de leur diagnostic d'enfance.
La dyslexie disparaît-elle à l'âge adulte ? +
Non, mais elle se compense. L'adulte dyslexique lit à un rythme normal pour son métier, fait peu d'erreurs visibles, mais paye souvent un coût caché : fatigue cognitive, difficulté avec les langues étrangères, orthographe qui reste un point sensible. Reconnaître la dyslexie d'un enfant tôt évite à l'adulte qu'il deviendra de mettre toute son énergie à camoufler.
Quelle est la différence entre dysphasie et dyspraxie verbale ? +
La dysphasie touche la conception du langage : le vocabulaire, la syntaxe, la compréhension. La dyspraxie verbale touche la fabrication motrice du son : l'enfant sait ce qu'il veut dire mais sa langue, ses lèvres, son larynx ne coordonnent pas correctement le geste. Les deux peuvent coexister chez un même enfant, et c'est précisément sur la programmation motrice de la parole que le travail vocal apporte un complément utile.
Mon enfant est-il dyslexique ou simplement en retard de lecture ? +
Trois critères à examiner : la durée (le retard persiste-t-il au-delà de 18 mois d'apprentissage ?), l'écart (l'écart à la moyenne dépasse-t-il 18 mois mesurés au bilan ?), et la spécificité (les autres apprentissages, calcul, raisonnement, sont-ils dans la norme ?). Si les trois sont cochés, on parle de dyslexie. Sinon, on parle de retard simple, qui se rattrape avec une stimulation adaptée.
Le chant peut-il remplacer l'orthophonie ? +
Non, jamais. L'orthophoniste est le professionnel de santé qui pose le diagnostic, qui suit l'évolution, qui a la palette d'exercices la plus large pour les troubles du langage. Le chant intervient en complément : il apporte un cadre rythmique et émotionnel que la séance d'orthophonie ne peut pas toujours offrir, et il sollicite simultanément les quatre piliers (respiration, rythme, articulation, mémoire auditive). Au CALYP, nous travaillons toujours en lien avec l'orthophoniste de l'enfant.
Comment savoir si je dois consulter un orthophoniste ou un neuropédiatre ? +
L'orthophoniste est le premier interlocuteur dans la grande majorité des cas. Le neuropédiatre intervient si le tableau est complexe : plusieurs troubles dys associés, antécédents neurologiques (prématurité, convulsions, traumatisme), suspicion d'un syndrome plus large. Le médecin traitant ou le pédiatre oriente. Il n'y a aucun bénéfice à brûler les étapes en allant voir un neuropédiatre en première intention pour une difficulté qui sera prise en charge en orthophonie.
La dyslexie ou la dysphasie, est-ce que ça se transmet ? +
Une composante héréditaire est documentée pour les deux, plus marquée pour la dyslexie : un enfant dont un parent est dyslexique a entre 30 et 50 % de risque de l'être également selon les études. Pour la dysphasie, on retrouve souvent dans la famille des troubles du langage non diagnostiqués chez les parents ou les frères et sœurs. Un antécédent familial est un motif sérieux pour consulter tôt, sans attendre que les difficultés s'installent.
SOURCES & RÉFÉRENCES
Sources scientifiques de cette page
Toutes les affirmations factuelles (définitions, prévalences, neuroanatomie, hérédité, parcours de soin, dispositifs scolaires) sont issues de sources peer-reviewed et de recommandations institutionnelles vérifiées.
Recommandations officielles
- Haute Autorité de Santé (HAS), Comment améliorer le parcours de santé d'un enfant avec troubles spécifiques du langage et des apprentissages, Guide parcours de santé, décembre 2017. Consulter sur HAS
- Inserm, Expertise collective, Dyslexie, dysorthographie, dyscalculie : bilan des données scientifiques, Les éditions Inserm, Paris, 2007. Synthèse iPubli Inserm
- American Psychiatric Association, DSM-5 : Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 5e édition, 2013. Trouble spécifique des apprentissages avec déficit de la lecture (315.00 / F81.0) ; Trouble du langage (315.39 / F80.2). Description APA
Consensus scientifiques sur la terminologie (CATALISE)
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- Bishop DVM, Snowling MJ, Thompson PA, Greenhalgh T & CATALISE consortium, CATALISE: A Multinational and Multidisciplinary Delphi Consensus Study. Identifying Language Impairments in Children, PLoS ONE, 2016 ; 11(7) : e0158753. Voir sur PubMed
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Articles peer-reviewed, Neurobiologie de la lecture et du langage
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- Adlof SM & Hogan TP, Understanding Dyslexia in the Context of Developmental Language Disorders, Language, Speech, and Hearing Services in Schools, 2018 ; 49(4) : 762-773. Voir sur PubMed
Ressources scolaires & administratives
- Ministère de l'Éducation nationale, Circulaire n° 2015-016 du 22 janvier 2015, Plan d'accompagnement personnalisé (PAP). Consulter le BOEN
- Onisep, Le PAP, plan d'accompagnement personnalisé pour les troubles des apprentissages. Consulter Onisep
- Mon Parcours Handicap (service public), Plan d'accompagnement personnalisé (PAP) et Projet personnalisé de scolarisation (PPS), MDPH. Consulter le portail
- Fédération Française des DYS (FFDys), Les troubles dys : définitions, prévalence, accompagnement. Consulter FFDys
Cette page a vocation informative. Elle ne se substitue pas à un avis médical individuel. Pour un diagnostic ou une prise en charge, consultez un orthophoniste, un médecin ou un centre de référence des troubles du langage et des apprentissages.
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